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mardi 31 décembre 2013

Poésie puissance

La disparition des antiquaires d'art semblent un phénomène constaté à New York, ou ils sont remplacés par les ventes en lignes. Pour les beaux objets, les salles de ventes font les transactions. A lire dans un article du New York Times du 5 Décembre 2013 de Eve M.Kahn.


Gros temps sur Beaubourg, avec vaste système dépressionnaire avec plusieurs minimum, vent force de 5 à 6 sur le Centre Pompidou,  la conservatrice du Musée d'Art Moderne Catherine Grenier a été "conservée" après avoir été un temps "mise à pied", y'a com' qui dirait du tangage et du roulis dans les hauts bancs ?

Sinon on a appris par le blog de Lunettes Rouges, le fonctionnement de la modération sur la plateforme du Monde.... où la puissance de la poésie... en effet il semble que les messages poétiques soient systématiquement "modérés".... "Des sanglots longs bercent mon coeur d'une langueur monotone"  .... Et si la poésie était la grande puissance du XXIe siècle... extraordinaire révélation !



Une remarquable vente d'art abstrait à Londres...

Beaux succès pour les artistes passés par les "haras" des Réalités Nouvelles lors des ventes aux enchères d'Art Contemporain de Christie's et Sotheby's à Paris le 3 et 4 Novembre 2013.

Intitulée "Abstraction"  Sotheby's organise une vente d'oeuvres des peintres britanniques Peter Lanyon, (1918-1964), Roger Hilton (1911-1975), Patrick Heron (1920-1999), William Scott (1913-1989) ou encore Alan Davie (1920 -....)... tous ont exposé au Salon des Réalités Nouvelles et appartenaient à l'Ecole de St Ives, village fameux de Cornouailles ... tout au bout à l'ouest de l'Angleterre ...


Un conseil donc pour les "amateurs éclairés" suivez :



Nécrologie

Günther Förg, le peintre, architecte, photographe allemand né en 1952 est décédé le jour de son anniversaire le 5 décembre 2013. Menant une réflexion sur le Bauhaus, le modernisme en général son oeuvre picturale était marqué par l'utilisation de la grille et du geste automatique. Il restera aussi comme un cas étonnant d'un artiste apparu sur la scène du début des années 80, avec environ 5 expositions personnelles par an, pour avoir entre 1990 et 2000 prés de 20 expositions personnelles par an ... Il enseignait à Munich.

Jean Rustin, célèbre peintre figuratif pour ses nus violents et crus est décédé la veille de Noël 2013 à Paris à 85 ans. Il avait participé aux salons des RN dans les années 5O et 60 alors qu'il était un peintre abstrait au lyrisme contenu. 

Décès également du peintre et théoricien portugais de  l'abstraction géométrique Nadir Afonso à l'âge de 95 ans, il avait également débuté sa carrière d'artiste au Salon des RN dans les années 50 et il avait alors décidé de renoncer à l'architecture pour se consacrer à la peinture.

mardi 17 décembre 2013

Annonce : Recherche de Catalogues Anciens 1950, 1960

Monsieur Janos Kalmar, artiste-sculpteur ayant exposé aux Réalités Nouvelles, nous demande de faire part de sa recherche des catalogues RN des années suivantes qui sont épuisés :
 - 1948, 1949, 1950, 1951, 1952, 1954, 1955, 1956, 1959, 1960, 1961, 1962, 1964, 1965, 1966, 1968, 1970, 1972, 2005 et 2008
Si vous êtes en possession d'un ou de plusieurs de ces catalogues et que vous souhaitiez les lui céder prenez contact avec lui :
studio@janoskalmar.com

mercredi 4 décembre 2013

Dans le musée des Réalités Nouvelles...


Il fut un temps où le comité se questionnait devait-on créer un musée des Réalités Nouvelles ?
Où placer nos archives ? Nous avons répondu les archives à l'IMEC de Caen. Et pas de musée, cela fait cimetière. Mais nous avons notre Musée des Réalités Nouvelles, oui NOTRE (a nous, presque rien qu'à nous)... faites-y un tour ....  C'EST LE MUSEE D'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS...
Avec son nouvel accrochage, flambant neuf... enfin...
Delaunay y est en gloire avec les dons des Réalités Nouvelles et les artistes des Réalités Nouvelles 50, 60, 70 y sont légions face à quelques figuratifs .... la rétrospective Poliakoff présente Même un catalogue 47 bien fatigué... mais bon...
Bref les Réalités Nouvelles ou les petits lapins bleus
de l'abstraction.... visite en rythme...






lundi 18 novembre 2013

Le 25 octobre 2013, L'Art Contemporain est mort !

Le célèbre "Early one Morning" 1964 d'Anthony Caro

Ils sont nés la même année : 1924. 

Sir Anthony Caro est considéré comme le sculpteur abstrait britannique le plus important ... Cet artiste radical proche de David Smith, de Kenneth Nolland, et de John Hoyland est décédé le 23 octobre 2013. En 2006, il avait obtenu sa première commande de la République Française pour l'église gothique de Bourbourg dans le Nord ...






Le choeur de l'église de Bourbourg


Le philosophe et théoricien de l'art Arthur Danto, LE pape de l'Art contemporain, est décédé le 25 octobre 2013.  On lui dit la définition la plus plaisante de l’Art Contemporain comme “transfiguration du lieu commun”:

” Est Art tout ce qui est désigné par les écoles d’art, les musées comme Art et par la manière dont les artistes y réagissent… Indépendamment de toutes définitions formelles” .

Voilà, on ne voit pas trop qui pourrait échapper à ce genre de définition … quelle forme d’art? Il a écrit de nombreux essais et articles dont "La mort de l'Art", "Transfiguration du Banal" et "Après la mort de l'Art" sont traduits en français.

Il définissait l'oeuvre d'art , dans le style inimitable de la  traduction en français de la philosophie analytique américaine qui en général s’occupe des critères discriminants du langage, ainsi:

“Quelque chose est une oeuvre d’art, si et seulement si, elle a un objet sur laquelle elle projette une certaine attitude ou un point de vue (un style) par le moyen de la rhétorique (le plus souvent la métaphore) qui engage le public à remplir ce qui manque et lorsque le travail en question et son interprétation nécessitent un contexte historique de l’art.”

Danto eut une carrière de graveur expressionniste abstrait, proche de Motherwell, puis à Paris entre 1949-50 il fut élève de Merleau-Ponty. Il devient philosophe analytique suivant la tradition anglo-saxonne qui consiste à rechercher des vérités à des énoncés tel que “la vérité est que tout philosophe est un menteur, et c’est un philosophe qui vous le dit!”.


Pendant ce temps, à New York, le peintre Christopher Wool philosophe au Guggenheim, l’art est chic, l’art est tendance. Les banquiers en faillite vendent leurs tableaux ... Là un Richter acheté à Bâle 20 m de dollars en 2012 est revendu 26 m de dollars, rentabilité 5 à 6%... 
Ici un triptyque de Francis Bacon est acheté 142 M de dollars par la Cheikha Mayassa, responsable des Musées du Qatar, croit-on savoir un jour ? ou par la milliardaire américaine Elaine Wynn (ex-femme d'un "mogul" des casinos), apprendra plus tard en 2014 !!!  
L’art massacre d’investisseurs et trophée de spéculateurs a un prix convenu...

L’équivalent de 70 ans de commission d’achat de Beaubourg! “Le musée n’est qu’une forme temporaire” avait prédit Arthur Danto, un vaudeville aurait dit Motherwell, alors qu'à Beaubourg on sort du placard un nouveau conservateur.


Le 1 octobre 2013, soirée chic et people au Grand Palais pour le défilé Chanel, dans un musée reconstitué et parodique tout droit sorti de la faconde de Karl, Les portes-manteaux de Karl défilent en robes avec des petits carreaux de couleurs comme ze-te-Richter le papaschpoüntz de l’art abstrait… “mais Karl comment tu fais!”, Ach Karl!, Karl tes modèles sont wünderbach! 
Les artistes franzais parodiés se plaignent d’avoir été ridiculisés (2)! 
Karl triümphe !
Les artistes contemporains français ont-ils seulement lu et compris Arthur Danto, avant de s’en réclamer ? L'art convenu... ils sont clichés avant que d’être ! Et Karl, le Kaiser de la Mode s’en moque! 
Coup de pied de l’âne à LVMH et autres Pinault ...
Karl 2 : Frankreich : NOUL

Mais au fait combien vaut une petite robe de Karl aux enchères…?

Lot 145 - Automne Hiver 1990/1991 - minirobe bustier noir en crêpe et satin de soie noir, poitrine ornée d’un noeud, petit boutonnage au dos, griffée “Chanel Boutique” chez Artcurial, le 11 juin 2012  ...Estimation 80/120 Euros Adjudication 250 Euros. Vous avez bien lu ! ….  250 Euros (4)


Ce que l’artiste céramiste britannique Grayson Perry, dans ses jolies robes roses à fleurs,  traduit de façon lapidaire :
“L’art contemporain , c’est le cliché !”
Grayson Perry
dans sa jolie robe

... et pi' c’est tout !



En Allemagne on retrouve 1400 oeuvres dans l'appartement d’un descendant octogénaire de Hildebrand Gurlitt, le marchand d'art de Hitler ... Le vieil homme refuse de rendre son trésor d'oeuvres pillés, achetés à vil prix ou spoliés à des familles juives.. Entre nausée et mains sales, le monde de l'art est à nouveau confronté à la "banalité du mal" suivant le fameux mot de Hannah Arhendt. En philosophe, elle avait choisi pour décrire tous les liens de subordinations, d'abolition du jugement et de la morale, qu'elle décrit dans son fameux "Eichmann à Jérusalem", le terme de Banalité au sens du droit féodal français et allemand (sens qui n'a jamais existé en anglais), de droit inique et dégradant contraire aux droits de l'Homme et aboli en France en 1789!

On repense alors au fameux traité du pape de l'art contemporain, "The Transfiguration of commonplace" qui a été traduit en français par "La transfiguration du banal", pourquoi le traducteur français a-t-il choisi banal plutôt que lieu commun, cliché ou ordinaire... ?

Parce que Banal n'est pas un mot anodin en français...
L'art contemporain serait-il aussi une soumission ?

En attendant de savoir de quoi, il en retourne... on apprenait que le marché culturel des arts graphiques et plastiques en France représentait un CA de 19,8 Milliards d'euros pour 307 716 emplois !

L'industrie culturelle 
avec un impact global de 61 Md d'euros dans son ensemble se classerait comme la 8e industrie française devant le Luxe (10e) et l'industrie automobile (9e), si elle était considérée comme une industrie !

Largement devant la musique avec un CA de 8,6 M d'euros pour 240.000 emplois, le spectacle vivant pour 8,4 M d'euros et 267713 emplois, le cinéma 4,4 M d'euros et 105 000 emplois, la télévision pour 14,9 M d'euros et 176 500 emplois; la presse pour 10,7 M d'euros pour 102000 emplois,  les livres pour  5,6 M d'euros pour 80000 emplois la radio 1,6 M d'euros pour 17550 emplois enfin et les jeux vidéos pour 5 M d'euros pour 23565 emplois !

Soit pour le spectacle vivant, cinéma, télévision : un CA de 27,7 milliards de d'euros et 548713 emplois, alors que les Arts Plastiques représentent 19,8 Milliards d'euros et 307716 emplois !
avec un ratio d'environ 31000 euros 
par acteur de la musique
avec un ratio d'environ 41000 euros 
par acteur pour le cinéma
avec un ratio d'environ 50500 euros 
par acteur du spectacle vivant
avec un ratio d'environ 54000 euros 
par acteur la télévision
avec un ratio d'environ 65000 euros 
par acteur des arts plastiques
avec un ratio d'environ 70000 euros 
par acteur des livres
avec un ratio d'environ 88888 euros 
par acteur de la radio, 
avec un ratio d'environ 105000 euros 
par acteur de la presse, de
avec un ratio d'environ 217391 euros 
par acteur pour le jeux video....

Vous avez dit convenu ?

Cette étude pourrait-elle être la base d'une nouvelle analyse des conditions de l'oeuvre d’art comme métamorphose de la convention, "si et seulement si", elle a un dessein sur lequel elle projette un certain geste ou une pensée (une esthétique) par le moyen de la rhétorique ? Enfin si toutefois, nonobstant pour parler comme un entraîneur de football à lunettes, "si et seulement si", on ne confond pas périphrase et métaphore, comme chez nombre d'artistes et critiques français :

Référence :

1- fameux dialogue de Audiard  in "Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des Canards Sauvage"

2- selon Fabrice Bousteau dans son édito de Beaux arts Magazines n°353 de Novembre 2013, Bertrand Lavier aurait évoqué " un dommage à l'art contemporain" !
3 - p 396, Trésor du Vintage, ed Lamartinière 2013




mardi 5 novembre 2013

Artistes des Réalités Nouvelles et Ayant-droits



PETITION
Pour la reconnaissance universelle du Droit de suite


Signez cette pétition ou

signez-la en ligne


Le droit de suite est un droit fondamental pour les auteurs des arts graphiques et plastiques. Il consiste en un petit pourcentage que les marchands d’art leur versent à l’occasion des reventes des œuvres aux enchères ou en galerie.
La spécificité des artistes plasticiens est que leur principale source de rémunération est la vente matérielle de leurs œuvres originales. Alors que les sociétés de ventes aux enchères et les galeries vivent de leur activité en prélevant leur commission, il serait paradoxal que les artistes ne bénéficient pas de l’économie générée par leurs œuvres sur le marché de l’art.
C’est pour cela que le droit de suite, qui n’est pas applicable aux premières ventes et donc aux galeries qui font le travail de promotion des artistes, a été créé. Il permet aussi de rétablir l’équilibre avec les auteurs des autres secteurs de la création (compositeurs, scénaristes et réalisateurs, écrivains, ...) dont les droits de reproduction et de communication au public sont sans commune mesure avec ceux des plasticiens.
Reconnu dans plus de 65 Etats (les 28 membres de l’Union Européenne mais aussi l’Australie, le Brésil, la Fédération de Russie, le Mexique, la Tunisie, le Sénégal, ...), le droit de suite n’est malheureusement pas obligatoire au regard de la Convention Internationale de Berne sur les droits d’auteur.
Dans un monde globalisé, la protection des artistes doit être la même selon les différentes places du marché de l’art, à Londres, Paris, New-York ou Hong-Kong. D’ailleurs, les Etats-Unis et la Chine, les deux premiers marchés de l’art au monde, ont amorcé la procédure pour reconnaître ce droit. Le Canada y réfléchit également. A l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), de plus en plus de voix réclament que le droit de suite devienne obligatoire dans la Convention de Berne.
Ainsi, les plasticiens des cinq continents doivent pouvoir bénéficier de la richesse générée par les ventes de leurs créations. Et les premiers concernés seront les artistes des pays émergents dont les oeuvres sont achetées à bas prix et ensuite revendues avec d’importantes plus-values sur les marchés de l’art des pays occidentaux.
Par ma signature, je soutiens les initiatives des pays qui veulent reconnaitre le droit de suite et demande, pour assurer l’équité entre les artistes du monde entier, que le droit de suite devienne, sous l’égide de l’OMPI, un droit universel.

Si vous souhaitez que le droit de suite s’applique dans tous les pays du monde,
signez la pétition ci-dessus ! et envoyez à l'adresse www.adagp.fr - ou  http://www.resale-right.org




jeudi 24 octobre 2013

Le blog se transforme, le blog mute...

Depuis deux ans et demi, j'ai eu le plaisir de publier et d'administrer ce blog chaque semaine.

Aujourd'hui cette première étape se clôt, avec pour moi, le sentiment de mission accomplie, en ayant également participé à organiser et à déposer les archives des Réalités Nouvelles à l'IMEC.

L'histoire du Salon est maintenant une courroie de transmission, un véritable arbre à cames !

Ce blog  a pu maintenir à l'année, une mise à jour hebdomadaire avec l'actualité des membres et exposants et montrer ainsi toute la vitalité des Réalités Nouvelles !

Les théoriciens du Net distinguent les enfants nés dans et avec les technologies de l'information,  les "data-natives" des "mutants " ceux qui s'adaptent aux Réalités Nouvelles !

Demain ce blog va se transformer pour mieux s'adapter. Il mute.

Vous y trouverez toujours les articles de fond, édito, portraits d'artistes, questions de fond sur le statut social des artistes et des oeuvres, histoire des Réalités Nouvelles et de ses artistes avec les contributions de l' EHESS, de IMEC, ou de Paris IV, de Nanterre… mais avec une mise à jour trimestriel.

Nous vous rappelons que les archives des Réalités Nouvelles sont à la disposition de tous, étudiants, critiques, conservateurs de musée par l'entremise de l'IMEC à Caen ou à Paris.  Il y a des dépôts également à Beaubourg Centre Pompidou, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris ou au Musée de Grenoble... qui couvrent l'histoire des Réalités Nouvelles de 1939 à aujourd'hui.
Donc envoyez vos contributions, articles  sur les artistes des RN  à l'adresse : administrateur@realitesnouvelles.org.

Comme nous avons déjà publié les articles de Céline Berchiche, Domitille d'Orgeval (Paris IV), ou Denise Vernerey-Laplace (EHESS).

Pour les artistes membres et exposants, galeristes et marchands d'art de ces artistes, rejoignez la "Filhia" Réalités Nouvelles, annoncez vos expositions sur  les comptes Twitter ou Facebook des Réalités Nouvelles  auquel vous vous connectez directement, ou avec Google +, utilisez les mémoires en cloud pour partagez vos oeuvres et vos expériences autour et avec Réalités Nouvelles.

Enfin retrouvez "Réalités Nouvelles" avec le Centre Pompidou Virtuel.

Vous pourrez me retrouver sur un blog plus expérimental "RD2.13 ou comment apprendre la peinture à un robot" qui entend montrer la peinture et ses expérimentations sous différents protocoles.

Merci à vous de votre fidélité !

Erik Levesque

mercredi 2 octobre 2013

福建艺术家杨世膺应邀亮相法国顶级展览







     
当地时间9月21日,在法国艺术家协会主席、旅法著名艺术家叶星千和展览组委会主席Olivier Di Pizio先生的热情邀请下,来自中国的六位当代艺术家应邀参加在巴黎举行的法国新现实主义沙龙展,与来自世界的400位参展艺术家一起展出、交流。这是中国艺术家首次参加“法国新现实主义沙龙展”。
  本次展览是由法国文化部主办的,历时67届,历史悠久,影响深远。中国著名画家赵无极、朱德群等大艺术家都曾参加过这个沙龙的展览,它是法国乃至欧洲重磅级的艺术沙龙之一。展览展出作品主要是以法国当代、前卫抽象艺术家群体中挑选出来的最新力作,今年邀请了德国、比利时、美国和中国艺术家参展,而中国艺术家杨世膺、张燕根、杨进民、余润德、马汀等六人是该沙龙首次以特邀的形式参加,受到组委会的高度重视,展出作品受到同行们的赞赏和观众的喜爱。
  叶星千先生表示,这是中国艺术家第一次参加这样大规模的现实主义展览,主办方对中国艺术家非常欣赏和重视,不仅为大家提供了最好的展位,还特意邀请叶先生本人为中国艺术家参展撰写了序言,展览目录也把中国艺术家排列在最前页。明年正值中法建交50周年,叶先生期待能组织法国艺术家前往中国进行展览,多为中法艺术交流做贡献。
  此次展览中,福建籍艺术家、篆刻家杨世膺先生的作品《“中国印”四章》在众多展品中脱颖而出。该作品是他独创的篆刻新模式——“人形篆”篆刻作品。这是在中华民族几千年篆刻史上,第一次出现把“人的形象”全面带入到篆刻的字里行间,并使之融入篆刻印面的成功实践。“人形篆”除形式上令中华传统篆刻印面第一次有了“人影绰约”的形象画境外,更重要的是突出表现并寄寓了“以人为本”的核心理念。该作品系列一经推出,因其新锐鲜活、丰富多变、雄奇浑厚的全新风貌,立即赢得业内权威人士高度且广泛的赞赏。杨世膺认为,当下中国艺坛不管是油画、国画还是书法,都有与现代相适应的探索形式,唯独篆刻,由于从形式技艺到材料等诸多难于突破的条件限制,传统篆刻一直没能与时俱进,从元明清以来的“流派印”中破茧突围而出,以致远远落后于其他艺术种类。因此,杨世膺这些年来潜心致力于对传统篆刻的现代性实验与探索,并取得了令人欣喜的成果。杨世膺参展的作品以“中国印”为名,旨在宏扬中华传统文化。他认为,中国的篆刻象征权力、诚信与品味,是最具中华传统特色的文化精粹。这次,杨世膺的“中国印 人形篆”作品在巴黎展出,是继去年底他应邀在“第十届中欧论坛”及其他国际性活动中,高调地为时任意大利总理的蒙蒂,欧盟前主席、意大利前总理普罗迪,拉脱维亚总统贝尔津什,拉脱维亚首相东布罗夫斯基,中欧论坛创办者高大伟等欧洲一些国家的元首及名流现场授印的又一次亮相,他把自己独创的“中国印 人形篆”带给欧洲政界、商界高层以及广大艺术爱好者,为宏扬中华文化精神、推动中西文化交流作出努力和贡献。一年一度“法国新现实主义沙龙”是每年艺术界的重要展览盛事。本届展览将持续到本月29日。
A lire sur  http://www.169369.com/a/xwzx/2013/0926/894.html

福建艺术家杨世膺应邀亮相法国顶级展览

时间:2013-09-26 08:10来源:未知 作者:网络 点击:174次


dimanche 29 septembre 2013

Fête de Fin du Salon.

Comme dans les meilleurs albums de bande dessinée franco-belge, le salon  s'est terminé samedi 28 septembre par un banquet d'artistes autour de quelques sangliers et de quelques cervoises peu abstraites,  (le musicien baîllonné ayant été accroché à un arbre du parc floral de Paris, évidemment !) pour fêter un record de fréquentation où l'abstraction rencontre de nouveaux publics.  Le salon  réussissant cette année un étonnant cross-over de son public traditionnel avec le public de Tokyo  Crazy Kawaii Paris, celui du Salon du Mariage et celui de la Fête des Jardins....!!!! 
BANZAÏ !!!

mercredi 25 septembre 2013

Les Prix du Salon Réalités Nouvelles 2013

La remise des prix de la Critique des Réalités Nouvelles 2013.... cette année un podium entièrement féminin  à regarder sur Youtube !

Les lauréates à qui nous souhaitons de  beaux succés à venir !


Les prix de la critiques ont été décernés à :


PRIX ARTENSION : CAROLINE ZELNI

PRIX LA CRITIQUE.ORG : TANIA LEGOFF

PRIX ART ABSOLUMENT (exaequo)

            RAPHAELLE BOUTIE & SUSAN CANTRICK

PRIX GALERIES ET MUSEES  : JENNY HOLLOCOU

PRIX ENTREX : ANNE PAULUS

PRIX MARIN : ANNA SZPRYNGER






samedi 21 septembre 2013

Visite des Réalités Nouvelles 2013

UN PETIT GUIDE POUR MIEUX COMPRENDRE LE SALON DES REALITES NOUVELLES 2013


Le Salon des Réalités Nouvelles est le salon de l'abstraction animé par les artistes eux-même. C'est aujourd'hui la septième génération d'artistes qui le gère sous la présidence d'Olivier di Pizio. Le salon a été crée en 1939 de la réunion de deux associations Cercle et Carré et Abstraction-Création sous la férule de Robert et Sonia Delaunay. Comme un ADN de cette origine le salon est divisée en deux grandes entités qui le structurent, dans la partie gauche du Salon l'abstraction géométrique,  dans celle de droite l'abstraction plus gestuelle dite section peinture.

Au coeur du Salon dans chaque alvéole, dans des allées, la sculpture vient prendre toute sa place. Dans des espaces particuliers, on trouve les oeuvres sur papier, dessin, gravure et photographie, tentant de donner au mieux une vision de la scène abstraite contemporaine.

Tourné vers l'international, le salon accueille environ 40 % d'artistes venus du monde entier Japon, Europe, Australie, essentiellement. De plus chaque année le salon rend hommage à des artistes disparus l'année précédente et fait découvrir au delà des artistes du salon, des artistes avec qui le salon entretient des échanges, cette année la nouvelle abstraction chinoise et l'abstraction serbe.

1 - La Nouvelle Abstraction Chinoise (18)

Jiang Shanqing - encre de chine sur papier
Les 7 artistes chinois, que nous sommes heureux d’accueillir, Yu Runde, Zhang Yangen, Ma Ting, Yang Jinmin, Jiang Shanqing, Jiang Shiying, Ye Xingquian nous montrent la vitalité de l'abstraction en Chine continentale. Ils travaillent des techniques qui nous semblent classique: encre de chine, noir et blanc, sceau rouge pour un trait de pinceau unique. Mais loin du bruit des artistes du “neoréalisme-socialocapitaliste chinois” dont nos médias sont friands, ils fondent l’abstraction (et ce tel que l’avait défini  Wihlem Worringer) comme forme fondamentale de la nécessité pour chaque individu de faire de l’Art, par le fluidité, l’écoulement, la transparence et le flou.  Au croisement de nos deux mondes occident et orient, ils nous rappellent le lien intime qui se crée entre écriture/dessin/poétique par l’universalité de l’écriture folle.  
Bienvenue à cette réalité nouvelle chinoise !

2 - La Nouvelle Abstraction Serbe - (Dans l'allée ... )
Une sélection d'artistes serbes présente également la vitalité de l'abstraction à Belgrade où une sélection des artistes des RN ont exposé et ont été accueillis chaleureusement en Mai 2013 .
"La nouvelle génération d’artistes serbes accepte une expression abstraite non contextuelle et non utopique, sans complexe ni préjugé. Manifestant la cohérence d’une vision qui transcende le réel, elle est à la recherche moins d’une perfection conceptuelle que d’une sorte de l’absolu métaphysique incarné dans la plasticité « pure », selon l'artiste serbe Milija Belic.


3 - Croisements- (48)
Des artistes femmes franco américaines : Bottrell, Cantrick, de Cicco et Greene.... Les quatre peintres sont réunies dans le cadre du projet  Crossroad. Elles vivent et travaillent en France et sont membres des Réalités Nouvelles. Leur convergence au sein de Réalités Nouvelles reflète une aventure qui mène non seulement au-delà des limites du national mais veut dépasser les frontières biculturelles. Elles nous proposent de trouver des liens entre les oeuvres qui se développent en rhizome dans/et hors le salon.

Susan Cantrick reçoit le prix de la revue (Art Absolument) ex aequo avec Raphaëlle Boutié.



4 - Hommage à Louttre.B - (8)

Le Veilleur d'Horizon 
Membre du Salon, le peintre Louttre.B (1929-2012) est décédé l'année dernière. Le salon lui rend hommage à travers la présentation de quatre toiles dont "Le Veilleur d'Horizon", grande toile qui présente la figure allusive des arbres comme carte à jouer. Usant d'un vocabulaire figuratif, en tout cas allusif, Louttre.B brusque celui-ci par l'usage de texture à l'acrylique souvent mêlé de sable.







Louttre.B
Louttre.B est reconnu pour l’utilisation d’une palette haute en couleur et toujours renouvelée. Également apprécié comme graveur, il imprime en couleurs ses gravures sur bois, s’étant rapidement affranchi des pratiques traditionnelles. Sculpteur, il ponctue son parcours d’artiste de nombreuses réalisations. 









5 - Hommage à Van Offel 

Fenêtre- Acrylique sur toile -2012

Quentin Van Offel (1929-2012) est un peintre d’origine flamande né en France.  Sa peinture se situe dans le mouvement de l’abstraction lyrique des peintres américains des années 50. Sur la toile, les mouvements de couleurs s’entrechoquent et se répondent, les formats sont majestueux, parfois 2m 50 sur 2m.



Van Offel
Depuis 1988, Quentin Van Offel était membre du comité des Réalités Nouvelles où il exposait chaque année. Plusieurs de ses peintures ont été achetées par l’Etat via le Fond National d’Art Contemporain ou appartiennent à des collectionneurs privés en France, Belgique, USA. En 2004, à un journaliste qui lui posait la question de savoir ce qu’il voulait qu’on retienne de son travail, il répondait :
« Je voudrais simplement que l’on retienne de moi que je suis un peintre. Un vrai Peintre ».



On trouve non loin deux oeuvres, en  hommage à deux artistes qui ont participé aux RN Luis Arnal (1947-2011) et à Irène Zack (1918-2012).

6 - La Section Géométrique (vers 9)

Issu de Cercle-et- Carré, la section géométrique présente des oeuvres à la rigueur formelle du carré, du triangle, chaque oeuvre se veut une interpolation poétique, un jeu formel.
On remarquera l'oeuvre de Richard Van der Aa, artiste néo-zélandais  avec son oeuvre "Mere Formalities".
et celle du français Joel Besse, qui nous présente ici un ensemble de carré, en somme et en découpe.


7 - Sculptures

La section sculpture est répartie sur l'ensemble du Salon.  A l'extérieur à l'entrée du salon une sculpture monumentale en aluminium de Jean-Paul Moscovino qui joue du pliage et de la couleur bleue .
La sculpture rythme le salon au coeur de chaque alvéole et de chacune des allées ... oeuvre en pâte de verre de Bernard Blaise, acier martelé de Jacques Maistre...

8 - Les Oeuvres sur Papier (43-49-50-76-77)

Réunies en une section autonome, les oeuvres sur papier présente aussi  bien le dessin, la gravure et la lithographie. Elles présente également la photographie numérique présentée sur aluminium ou sous-verre.(57-68)  Il est souvent difficile de distinguer un tirage lithographique et une édition numérique. Du dessin au logiciel...

9 - Les Petits Formats  (en face de l'accueil - (5/6)

Le Salon des Réalités Nouvelles est une association d'artistes gérée par les artistes eux-même dans un but non lucratif pour défendre et faire découvrir l'Abstraction à tous les publics.  La cotisation que chaque artiste verse permet au salon de se tenir. Pour aider les artistes à rentrer dans leur frais, l'association donne la possibilité à chaque artiste exposant de présenter une petite oeuvre (en plus de la grande) vendue au prix de sa participation, ce qui peut ainsi lui permettre d'exposer gratuitement.

10 - Cluster de Bulles - (22)
Cette toile de Erik Levesque est presque un tableau gothique, ou hard rock...  Sur un fond rouge obscur ou presque noir pour l’observateur inattentif, douze bulles  jaune orangé vert semblent filer, s’échappent vers la droite,  bulles ou cercles ? 5 cercles bleus fluorescents ébauchés comme des coups de pinceaux tournent autour comme un suspens ... des bulles d’oubli, de bulles... C’est une forme de "all-over" dynamique en profondeur et extension, la peinture pourrait se prolonger au-delà...
Le tableau est conçu à la lumière des ordinateurs, sur cette réverbération de la lumière si particulière qui isole chaque élément de l'image... Peindre donc l’ordinateur, montrer ce qu’il nous donne et ce que l’on perd et peut-être concevoir le spectateur  dans les allées du salon comme dans un jeu "old-school" et classieux... Pacman ? .. portable à la main !

Bonne promenade !

Sur vos smartphones, n'oubliez pas de photographier les oeuvres qui vous intéressent ou pour lesquels vous souhaitez un renseignement sur l'auteur ou sa technique.  Importez l'image dans la recherche Google Image qui vous renverra vers le catalogue en ligne des Réalités Nouvelles à la page adéquate.

Bonne Découverte !




vendredi 20 septembre 2013

Evènements Réalités Nouvelles 2013

"Croisements" au sein des Réalités Nouvelles 2013 

par Françoise Caille


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"Croisements" est une initiative qui met en lumière certains aspects de l’abstraction contemporaine, donnant une profondeur de champ au rassemblement diversifié des artistes qui se croisent au Salon des Réalités Nouvelles. Réunies autour d’une interrogation portée aujourd’hui par l’historienne de l’art Françoise Caille, Susan Cantrick, Diane de Cicco, Leslie Greene et Susan Bottrell réaffirment la validité du concept de “réalité nouvelle”, idée inépuisable par définition. La convergence de ces artistes au sein du salon dépasse toute frontière nationale ou biculturelle, menant ainsi à l'enrichissement multiculturel qui est l’un des éléments majeurs propres au rassemblement. Partant d’une attitude cosmopolite qui embrasse toute la diversité et la complexité du rhizome deleuzien, ces artistes célèbrent l'éclectisme stimulant des pratiques courantes de l’art abstrait tout en le situant dans l'hétérarchie des formes de l’art actuel. En dialogue avec Françoise Caille, elles affirment la valeur de l’abstraction en tant que ressource vitale et renouvelable à l'infini, tenant résolument sa place dans l’univers polymorphe des pratiques artistiques contemporaines. 
Susan Cantrick


Cantrick, de Cicco, Greene et Bottrell se croisent aux RN
par Françoise Caille

La notion de croisements mise en exergue par Susan Cantrick, Diane de Cicco, Leslie Greene et Susan Bottrell dans le cadre de Réalités Nouvelles offre une polysémie particulièrement riche. Elle évoque d’abord, et c’est le sens réel de Crossroads, l’image d’un point d’intersection, d’une convergence, qui n’est pas une fin, celle de quatre voies artistiques qui se croisent à un moment donné, avec une invitation à poursuivre. C’est un croisement multiculturel aussi, celui de quatre parcours artistiques initiés aux USA, puis menés en France, qui implique l’idée des chemins d’où l’on vient et ceux que l’on va emprunter. Yves Bonnefoy ouvrait son livre L’Arrière-pays par cet incipit : « J’ai souvent éprouvé un sentiment d’inquiétude, à des carrefours. Il me semble dans ces moments qu’en ce lieu ou presque : là, à deux pas sur la voie que je n’ai pas prise et dont déjà je m’éloigne, oui, c’est là que s’ouvrait un pays d’essence plus haute, où j’aurais pu aller vivre et que désormais j’ai perdu. »1 
La route d’un artiste est rarement linéaire. La peinture abstraite, plus encore, est une sorte de voyage intime, qui nécessite parfois de faire le point, de s’exposer au regard d’autrui et d’échanger avec ses pairs. La rencontre de Cantrick, de Cicco, Greene et Bottrell constitue, aujourd’hui, un moyen de réfléchir sur le sens de leurs travaux respectifs, de comprendre leur implication en tant qu’artistes dans la sphère de l’abstraction. 


Aujourd’hui, l’art abstrait n’est plus transgressif comme il l’a été au cours du XXe siècle où chaque nouvelle tendance rompait avec la précédente. Les mouvements étaient alors refermés sur eux-mêmes, chacun orienté vers une démarche, s’appuyant sur une théorie, développant un vocabulaire plastique interne à chaque groupe. L'abstraction, en ce début de XXIe siècle, est beaucoup plus éclatée, moins regroupée en chapelles, moins univoque. Le concept de croisement semble la caractériser pleinement, car la plupart des pratiques actuelles se sont enrichies de toutes celles du passé et se situent au carrefour de plusieurs d’entre elles. Il rejoint la pensée rhizomorphe de Gilles Deleuze, au sens où l’abstraction actuelle est une forme de réseau ramifié sans courants dominants, où n’importe quel point du rhizome peut être connecté à un autre. Cela conduit à une multiplicité tant à l’échelle de toutes les formes d’abstraction qu’à l’intérieur d’une pratique elle-même, comme le donne à voir le travail de ces quatre artistes.

Susan Cantrick construit des rapports spatiaux où le plein domine sur la sensation de vide. La dynamique des lignes et l’assemblage des structures, tel un transfert plastique de strates perceptives inconscientes, semblent créer des tensions qui trouvent leur résolution dans l’ancrage des compositions. L’espace s’emplit, construit une totalité, une plénitude structurelle. En paraphrasant Henri Michaux, on peut y percevoir une forme de « paix dans les brisements »2.

Diane de Cicco évolue dans les marges de l’art abstrait, à la limite entre un univers construit par des éléments organisés loin de tout référent objectif et des paysages parfois proches du réel. Un arbre « n’est pas volontairement un arbre, » écrit-elle, « mais il est là parce que ma pensée est structurée… habitée par les arbres. » Les indices du réel s’évanouissent… devant l’émotion qui émane des paysages imaginaires ; ne restent plus que la lumière ou la pénombre, le chaud ou le froid, le calme ou la tempête, des sensations physiques et psychiques qui font vibrer les œuvres.

Pour Leslie Greene, peindre est une recherche et une découverte, un dépassement de la réalité sociale pour laisser place aux images de l’inattendu. La technique n’agit que par l’expérience. Il en résulte une riche palette de couleurs et un vaste répertoire de formes, d’où émergent deux registres dominants : gestes spontanés et lignes orthogonales qu’elle tente de maîtriser en soulevant les bords du tableau ou simplement par des tracés au pinceau. Dans les deux cas, la fragilité du trait est perceptible. On saisit là ce que l’artiste nomme « la grande tension entre l’inconnu et la maîtrise », le risque de l’accident et l’incertitude du résultat confrontés en permanence au souci de l’équilibre.

Susan Bottrell explore un langage qui se veut pictural autant que scriptural. Des signes graphiques emplissent la toile d’une écriture automatique polymorphe. Parfois régulière et élégante, parfois aléatoire et désordonnée, fine comme un fil ou plus appuyée en rubans ou en traces épaisses, monochrome ou multicolore, cette écriture apparaît comme la projection d’un souffle intérieur, la musique d’une histoire personnelle indéchiffrable. 

Comme le donne à voir le travail de ces quatre artistes, l’abstraction embrasse des démarches multiples. On y rencontre différentes façons d’appréhender le support, de penser l’espace, d’entrer dans la profondeur ou de rester en surface, de se nourrir du concret pour l’effacer ou, au contraire, de faire émerger de la matière abstraite quelques bribes du réel. Elle brouille souvent les catégories et navigue entre peinture, photo, images numériques, collage, etc. L’acte artistique y résulte de deux impulsions : l’une soumise aux outils et à la technique, l’autre liée à une forme d’abandon, d’oubli des mots et des images, même lorsque l’œuvre s’inspire d’émotions ou de faits réels. L’œuvre abstraite est ainsi le résultat d’une expérience intérieure et favorise une projection plus ou moins vive de l’inconscient, même lorsqu’elle aboutit à une simplification extrême des formes. Elle révèle une façon d’être au monde et de s’interroger sur le mystère de la vie, laissant le champ ouvert sur une infinité de possibles.

copyright Françoise Caille 2013

1. Yves Bonnefoy, L’Arrière-pays, Gallimard, Paris, 1972, p. 9.
2. Henri Michaux, L’Espace du dedans,Gallimard, 1966, p. 361